A la découverte du syndrome d’Asperger…..

9782804175481Bonjour,

Je termine à l’instant le livre de Rudy Simone : L’asperger au féminin. J’hésite encore à m’exprimer sur le sujet mais je souhaite au moins vous faire une présentation du livre.

Vous souvenez-vous de l’article Drôle de zèbre ? Je venais alors de découvrir le livre de Christel Petitcollin Je pense trop dans lequel l’auteur dresse un portrait des personnes qui fonctionnent principalement avec leur cerveau droit plutôt qu’avec le cerveau gauche. Je n’aime pas employer les termes de suroudés, de surrefficient mentaux car ce n’est pas parce qu’une personne fonctionne différemment qu’elle est plus intelligente. Je préfère parler de cerveau droit et cerveau gauche bien que là encore il y ait des nuances. On est tous plus au moins ambidextre du cerveau tout comme on l’est avec les mains. Seulement il y a un côté qui pour la plupart du temps prédomine. J’aime bien comparer cela aux gauchers/droitiers. D’ailleurs il semblerait que la proportion de neuro-droitiers soit un peu près similaire à celle des gauchers, soit environ de 30% de la population. D’après mes propres observations, on retrouve beaucoup de gauchers chez les neurodroitiers mais l’amalgame entre les deux n’est pas une généralité. C’est bien plus complexe que ça.

Ce livre, Je pense trop, m’avait fait prendre conscience que je n’étais pas « nulle » comme je le pensais à une époque. Mais que j’avais d’autres capacités qui ne sont pas celles qu’on attend de nous dans cette société. J’ai compris qu’il ne servait à rien que je m’acharne à essayer de « faire comme les autres », cela reviendrait à s’acharner à écrire de la main droite alors que je suis gauchère. Certes c’est possible mais contre-nature et cela demande beaucoup d’effort et on finit par perdre son identité. De manière générale, les personnes qui se découvrent cerveau droit et qui s’acceptent en tant que tel vont pouvoir d’avantage s’intégrer en mettant en avant leurs compétences qui se complètent merveilleusement bien avec celles d’un neuro-gaucher à condition que chacun respecte la différence de l’autre. Or, pour moi il n’en pas ainsi. Le mur entre moi et les autres est toujours aussi épais…. la socialisation et le communication restent des problèmes majeurs. Je dis toujours que j’ai l’impression de ne pas avoir « les bons codes ». Cela devient handicapant lorsque ça affecte le quotidien comme simplement se rendre au supermarché ou faire des démarches administratives.

C’est grâce à deux personnes que je me suis tournée vers le syndrome d’Asperger (Merci Laurence & Mao ❤ ). Je connaissais déjà ce syndrome mais pour moi, il ne s’appliquait qu’à des personnes à très haut potentiel comme Joseph Schovanec par exemple. Et bien non, le syndrome d’Asperger ne touche pas que ces personnes au QI élevé.

Les femmes sont beaucoup plus difficiles à diagnostiquer du fait qu’elles arrivent plus facilement à se fondre dans la masse, à cacher leurs bizarreries et ont des centres d’intérêts plus communs que ceux des hommes. De plus, leurs « symptômes » diffèrent de ceux des hommes, or, les tests fait par Hans Asperger s’appliquent essentiellement aux hommes. C’est pourquoi au début, je ne me retrouvais pas dans la description du syndrome d’Asperger et notamment en ce qui concerne l’empathie. Alors je suis allée voir des blogs de nanas Aspi, des forums, des vidéos et de fil en aiguille, je suis tombée sur Rudy Simone, cette artiste dont je vous ai présentée une de ses musiques dans l’article précédent. Ce personnage m’a beaucoup plu de suite du fait qu’elle a cette connexion avec l’univers.

Car comme Laurence avec qui j’ai pu discuter de tout cela, je me pose la question de pourquoi beaucoup d’Aspi ou neuro-droitiers rejettent le spirituel alors qu’ils ont les compétences pour y accéder plus facilement ? L’extrême sensibilité dont nous faisons preuve devrait nous aider à accéder plus facilement à des vibrations supérieures. Or, personnellement, je pense que ce sujet est encore trop tabou dans notre société. La plupart des pratiques spirituelles sont vues de manière sectaire par un bon nombre de gens contrairement aux Etats-Unis où la connexion au divin, où la présence de Dieu est chose plus courante. Tout dépend également du chemin de la personne, de son parcours de vie, de son éducation. Personnellement, comme certains d’entre-nous je voyais des choses quand j’étais petite. Cela intriguait ma maman qui me posait des questions sur ces « personnages » invisibles. J’ai eu de la chance qu’elle essaie de comprendre au lieu de me disputer ou de me remballer comme le font certains parents. Je n’ai pas fréquenté les psy malgré mes troubles du comportement, je n’ai pas souvent vu le médecin. Je n’ai pas été conditionnée de ce côté là et je pense que cela a pu jouer sur mon développement spirituel.

Mais qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

Le syndrome d’Asperger est un trouble du spectre autistique affectant les relations sociales, la communication, la perception de l’environnement associés à des intérêts restreints et des comportements répétés. Mais contrairement aux autres formes d’autisme, le langage et le développement cognitif ne sont pas affectés.

Je vous en parle dans les grandes lignes mais j’aimerais bien écrire d’autres articles où je parlerai plus de mon cas. Car chaque cas est différent et il existe autant de cas différents que de personnes atteintes d’Asperger. Seulement on retrouve un bon nombre de symptômes communs qui eux même, si on les prend individuellement peuvent s’apparenter à d’autres troubles tels que dépression, trouble obsessionnel, bipolarité, schizophrénie, etc… je n’aime pas trop tous ces termes qui catégorisent, divisent, séparent… mais bon, nous en avons parfois besoin pour comprendre certaines choses avant de s’en détacher. Finalement, je trouve que les symptômes des Asperger et de beaucoup de troubles psychiques ressemblent à la description que l’on fait d’une personne dite « Indigo ». Peu importe de quelle manière la personne se définit, le plus important est que cela puisse l’aider à mieux se connaître et à avancer.

Le livre de Rudy Simone aborde des sujets tels que l’école, la surcharge sensorielle, l’autostimulation, la culpabilité, le mutisme, les relations amoureuses et amicales, le travail, les études supérieures, avoir des enfants, les routines, les médicaments, les problèmes gastriques etc…. Je reviendrais sur tout cela au fil des mes articles et je risque de vous surprendre si j’ose vous dévoiler mes bizarreries lol car effectivement tout ceci ne se voit pas… parce que nous les filles, nous arrivons d’avantage à « cacher » mais croyez-moi, c’est fatiguant à la longue !

Rudy Simone fait donc le tour du syndrome et étant elle-même Asperger ou « Aspergirl », elle donne un tas de conseils pour vivre au quotidien avec ce syndrome et surtout pour accéder à l’indépendance financière. Elle insiste sur ce point en mettant en avant les études, le travail car il faut bien se rappeler qu’aux états unis, les aides sociales ne sont pas accessibles comme chez nous. Elle donne également des conseils aux parents d’Aspergirls qui demandent d’avantage d’attention, de compréhension et de patience.

Il y a un chapitre qui m’a beaucoup plu, c’est celui où elle met en relation Asperger et troubles gastriques. Ce syndrome prendrait naissance dans nos intestins et il est dit qu’en prenant soin de nos intestins, nous pouvons améliorer les symptômes. Cela ne m’étonnes guère. Je suis moi-même sensible au gluten et depuis que j’ai arrêté il y 11 mois, mes troubles du comportement se sont améliorés.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Ce n’est pas facile de parler de cela mais quelque part, cela m’enlève un poids, un fardeau que je porte depuis trop longtemps. En prendre conscience et en parler ne va pas diminuer mes troubles mais va m’aider à les gérer différemment, de manière plus consciente et d’être moins affectée psychologiquement et émotionnellement.

Affaire à suivre, donc.

A bientôt 😉

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La petite fille, l’étoile et le chat

eric benard

« Iéla ne dort jamais. Lorsqu’elle ferme les yeux le soir, c’est pour partir à la rencontre de son étoile et des êtres psychiques qui l’accompagnent pour voyager dans ses mondes spirituels. Ce livre est un conte ésotérique, un dialogue entre la petite fille, son étoile et ses amis. Elle apprend au travers de ses conversations ce qu’est l’égo, l’amour, le partage, les relations aux autres et comment transposer ce qu’elle sait à sa vie. Au fil des pages, elle retrace son parcours, le compose et apprend à devenir libre. Avec beaucoup d’humour, d’humilité et de simplicité, elle remonte son chemin de vie et en arrive à la réalisation la plus magnifique que la vie nous donne…. « 

Petit coucou du soir pour vous présenter ma dernière lecture achevée : La petite fille, l’étoile et le chat, d’Eric Benard. Commencé il y a plusieurs semaines, c’est un conte plein de sagesse que j’ai volontairement lu lentement de manière à prendre le temps de méditer sur chacun des chapitres qui nous poussent à la réflexion. Dans ce livre on y rencontre des esprits de la nature, des entités non terrestres avec lesquels Iéla, la petite fille joue. Et il y a l’étoile bien sûr. Et le chat qui suit Iéla dans ses aventures mais chuuut je ne vous en dis pas plus 😉

J’ai beaucoup aimé. Encore un livre qui tombe au bon moment pour moi. Pas de hasard !

Si vous souhaitez découvrir l’univers d’Eric c’est par ICI.

Je vous laisse en compagnie d’une conférence de l’auteur sur le thème de L’incarnation de l’humain, faire descendre la spiritualité sur Terre. C’est passionnant.

Ecce Homo : La vie de Jésus

ceneBonjour !

Il y a plus de 6 mois j’ai entamé la lecture de la Bible pour enfant « Ta parole est un trésor » achetée pour mes années de catéchisme et qui à vrai dire, n’a pas beaucoup servi. Dernièrement j’ai eu envie de pallier mon ignorance car qu’on le veuille ou non la religion est présente dans notre quotidien que ce soit par le biais des fêtes, des monuments, des symboles,  des croyances….

Avant d’aller plus loin, remettons-nous dans le contexte : J’ai 8 ans et j’apprends que le Père Noël n’existe pas. Adieu donc les belles histoires…. Dans ces mêmes moments, ma mère m’inscrit au catéchisme et voilà qu’on me dit qu’un type né d’une Sainte Vierge, accomplissant des miracles, ramenant des morts à la vie, multipliant des pains, est mort il y a 2000 ans puis a ressuscité ! La bonne blague ! Ce coups-ci, je ne me ferai pas avoir. Ah ah !

C’est ainsi que j’ai passé mes quelques années de catéchisme a écouter d’une oreille les histoires que racontaient les madames pensant que Jésus était une sorte de Père Noël pour les adultes. J’étais complètement hermétique aux enseignements, aux prières. Oh c’était quand même bien sympa le caté ! On se retrouvait entre copines hors du contexte de l’école, on lisait des histoires, on chantait, on faisait des coloriages, on allumait des bougies et on avait même droit à du chocolat pour Pacques.

Quand même, ça me titillait pas mal cette histoire…. pourquoi autant d’adoration pour Dieu, Marie, Jésus, Joseph, les saints etc… ? Quelque chose m’échappait. D’un côté je sentais une part de vérité dans ces histoires et de l’autre il m’était inconcevable d’accepter certaines idées. J’ai fini par être mal à l’aise d’avoir le « cul entre deux chaises » et je me suis même culpabilisée de ne pas comprendre cette adoration et ce respect qu’ont les croyants envers Jésus et Marie.

jesusParadoxalement, j’adore les Eglises. J’adore les visiter, je suis très sensible aux lieux, aux vieilles pierres et je ne peux me rendre dans une ville inconnue sans faire un tour dans l’Eglise. Certaines sont porteuses d’excellentes énergies, d’autres un peu moins. Celle de la ville où j’habite est chaleureuse, accueillante, douce, calme, reposante. Je l’aime beaucoup. Bien que n’étant pas fan des Jésus sur la croix il faut avouer que celui de cette église est majestueux, suspendu dans les airs.

Et puis cet été – j’avais momentanément arrêté la lecture de la Bible qui me gonflait – allongée sur mon lit, mon regard se posa sur le livre de Karine Chataigner Ecce Homo. Un livre que j’avais acheté à Chemin de Vie pour 1 euros. Je l’avais pris car j’avais déjà rencontrée l’auteur du livre dans une journée porte-ouverte au centre d’Allan Kardec mais sans même avoir lu le derrière de couverture. Il dormait dans ma biblio depuis plusieurs mois quand cette envie irrésistible de le lire me prit et c’est à ce moment là que je découvre que ce livre parle de la vie de Jésus.

Ecce-Homo1-200x300La vie de Jésus certes, mais vue non pas par les Chrétiens, mais par les spirites, écrit en « collaboration » avec des esprits ayant vécus au temps de Jésus. On y croit ou y croit pas…. cela dit cette version me semble bien plus plausible et dans l’ordre naturel des choses que tout ce qu’on nous a proposé jusqu’à maintenant.

Jésus serait donc bien le fils de Joseph et aurait eu des frères (qui sont appelés « cousins » dans la Bible pour ne pas salir le mythe de la Sainte Vierge). Marie tout comme son fils était médium. Choisis par Jésus, les apôtres étaient également dotés d’une sensibilité d’ordre médiumnique afin qu’ils puissent effectuer eux aussi ce qu’on appelle « les miracles » et de recevoir des messages de l’au-delà.

On y apprend également que Jésus et Marie ont reçu l’enseignement des Druides Celtes où ils développèrent la télépathie, la lévitation, la médecine par les plantes, les mantras vibratoires. Tous les miracles que l’on associe à Jésus ne sont qu’une connaissance approfondie et une pratique des lois de la nature, du magnétisme par exemple.

Cela fait déjà un bon bout de temps que j’ai lu ce livre et il m’est difficile de vous le résumer correctement. Cela dit, ce que j’en ai retenu, c’est que l’image que véhicule le christianisme actuel est totalement fausse et culpabilisante. Que Jésus soit mort sur la croix pour sauvé l’humanité de ses péchés n’est que blasphème. Jésus est un exemple, un modèle de l’être humain que nous sommes tous en voie de devenir mais certainement pas un sauveur.

Jésus, au même titre que Bouddha et tant d’autres est venu délivrer un message de paix, d’amour, invitant l’humanité à renouer avec sa part divine.

Ce livre m’a marqué. Tout est remis en cause : le péché originel, la résurrection, les miracles, le mythe de la Sainte Vierge…. Tout est maintenant beaucoup plus « logique » pour moi et grâce à lui, je me suis « réconciliée » avec Jésus pour qui j’ai désormais beaucoup de respect et une vision totalement différente de ce que j’ai eu depuis toujours. Finie ce Jésus sur la croix, comme si c’était la seule chose que nous devions retenir de lui. Voyez-vous donc tous ces crucifix partout, pensez-vous donc que cela apporte la joie, l’amour, le partage que véhiculait le Christ ?!

Je regrette de ne pas avoir été plus en profondeur dans cet article, tant il y a de choses à dire…. dans tous les cas, je ne peux que vous recommander ce livre si ce sujet vous intéresse. Pour moi, c’était vraiment le moment idéal pour entreprendre cette lecture. Il n’y a pas de hasard.

A bientôt 🙂

Nosso Lar

Aujourd’hui, je partage avec vous un film qui était depuis bien longtemps sur ma liste de films à regarder dont le thème est la vie après la mort. C’est un sujet qui me passionne depuis plusieurs année, voire même depuis toujours et qui m’aide chaque jour à trouver un sens à ma vie.

Ce film est tiré d’un livre de Chico Xavier Nosso Lar : la vie dans le monde spirituel, écrit sous l’influence d’un esprit nommé André Luiz. Cela me donne bien évidemment envie de découvrir un peu plus cet homme et ses écrits, bien que pour les livres, ça attendra ! Et oui, je me suis promis de lire tous les livres que j’ai à la maison et qui attendent bien sagement sur ma bibliothèque avant d’en acheter d’autres 🙂  D’ailleurs, actuellement je suis en train de lire un livre sur la vie de Jésus, vue par les spirites, c’est passionnant. Ceci sera le sujet d’un prochain article.

 

 

Le dernier verre

le dernier verre

Bonjour,

J’ai pris une grande et sage décision : ne plus acheter un seul livre avant d’avoir terminé tout ceux qui s’empilent sur mon bureau, trônent sur l’étagère, s’amassent dans le dossier « e-book » de mon ordinateur 😀  Et oui, c’est ça quand on aime les livres et qu’on peut en avoir pour un prix dérisoire, on achète, on achète et…. on a pas le temps de tous les lire !

Aujourd’hui, je vous présente un autre livre que ma frangine m’a récemment prêté : Le Dernier Verre, d’Olivier Ameisen. Dans ce récit autobiographique l’auteur raconte son parcours en tant qu’alcoolique et la découverte de l’efficacité d’un médicament appelé Baclofène qui à la base est un décontractant musculaire. A travers ses mots, on se rend compte à quel point il est très difficile de guérir de cette maladie malgré toute la bonne volonté du monde, même en étant conscient de sa maladie, l’aide des cures, des associations etc…

Bien que réticente quant à la médecine traditionnelle, ce livre m’a malgré tout convaincu des effets bénéfiques de ce médicament qui aide à se débarrasser de l’envie de boire. Il permet en fait de réduire l’anxiété en recréant un équilibre au niveau des neurotransmetteurs (Gaba et glutamate) supprimant ainsi différentes dépendances (drogues, alcools…). Qu’en est-il des effets secondaires ? A-t-on assez de recul pour prouver son efficacité sans dangerosité ? Dans tous les cas, il mérite grandement qu’on s’y intéresse.

Au niveau personnel, ce livre m’a confirmé quant à ma sensibilité au glutamate monosodique, additif que l’on trouve dans la plupart des produits industriels et son rôle dans le mécanisme de l’anxiété.

Je ne peux que recommander la lecture de ce beau témoignage à toutes les personnes confrontés directement ou indirectement au problème de l’alcoolisme.

Pour en savoir plus sur le baclofène, je vous invite à consulter le lien de cette association : http://www.baclofene.org

A bientôt !

L’Elégance du hérisson

elegance hérissonBonjour bonjour !

Comme je me suis récemment remise à la lecture, je me suis dit qu’il était temps d’alimenter la catégorie « Livres et films ».

Aujourd’hui, je vous présente L’élégance du Hérisson, un livre qui dormait depuis quelques semaines sur mon bureau après que ma frangine m’ait convaincue de l’acheter lors d’une petite virée à Chemin de vie (sorte d’Emmaus). Elle comme moi nous adorons les livres !

Ce livre m’a accompagné tout le long de mon voyage Nancy-Nîmes ainsi qu’au retour. J’avais en tête l’idée de l’abandonner dans le train pour qu’il poursuive son voyage…… seulement, je ne l’ai pas terminé à temps. Zut ! Il est donc retourné… sur mon bureau ! ^^

Je vous transcris le quatrième de couverture :

 » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de l’année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

J’ai beaucoup aimé ce livre qui bouleverse les stéréotypes des différentes classes sociales, qui je pense, sont encore bien ancrés en nous même encore à l’heure actuelle. En bref, si vous aimez les romans, je vous le recommande !

A bientôt pour une prochaine lecture !

L’expérience de l’aumône.

aleph

J’ai commencé il y a quelques jours à lire Aleph, le dernier bouquin de Paulo Coelho. C’est une amie qui me l’a offert pour mon anniversaire en octobre dernier. Première tentative de lecture, je ne rentre pas dans l’histoire alors j’abandonne…. provisoirement. Et puis, ce livre m’a attiré et me voilà plongée dans cette passionnante histoire !

Si je lis beaucoup ces derniers jours, c’est que j’ai dû arrêter mes projets et activités à cause de mon ordinateur qui me harcèle pour que je lui donne sa retraite. J’ai tenté un compromis… il me laisse encore accès à quelques sites mais ne veut plus entendre parler des logiciels primordiaux pour mes activités de bloggeuse !

De plus, me voilà tombée malade ! Ben oui, fallait pas faire la maline et se dire « héhé, pas été malade cette année », à peine j’avais prononcé ces mots dans ma tête que je tombe brutalement malade…. aphone, baisse de tension, fatigue, maux de ventre…. pffff comme si c’était le moment ! ^^

Tout cela me pousse à me remettre en question, à me reposer. J’en ai marre de me battre pour trouver un solution à ces soucis matériels, à trouver de l’argent rapidement, bien que je sois plus que jamais décidée à m’acheter une machine plus performante.

Et puis, voilà qu’une idée me traverse l’esprit…. « après tout, si tu demandais ? Si tu osez t’acheter ton matériel par le biais des dons ? » Cette idée m’ait venue en pleine nuit… et donc en mode zombie, je surfe sur le net et tombe sur un site qui propose de constituer sa « cagnotte ». Ca me fait penser aux centimes que je garde précieusement dans une tirelire… et le jour où il y a assez pour remplir un certain nombre de tube, je les réserve pour un événement spécial. Je fais cela depuis que je suis toute petite, je trouve que ça apprend la patience et la persévérance 😀

Bon, je lance mon idée. Sans trop penser aux conséquences… C’est pas facile de faire un tel geste ! Ca fait remonter des émotions…. et surtout, ce n’est pas très flatteur pour l’égo ! Une fois l’appel lancé, je me sens comme libérée… les premiers dons arrivent ainsi que des commentaires d’encouragement. Je ne m’attendais pas du tout à un tel élan de générosité. Je commence à culpabiliser à me dire que j’exagère quand même !

Mais non. Je n’exagère pas. Je suis seulement en train de vivre une expérience. Une expérience que j’ai choisie. J’aurai pu demander un prêt au CCAS de ma ville ou une aide à pôle emploi, ou attendre encore quelques semaines. Seulement, cela aurait trop facile, trop commun… trop… pas moi. Je sais aussi qu’on va peut-être me juger, me critiquer pour cet acte… mais est-ce mon problème ? Non.

Aujourd’hui, j’ai repensé à un passage lu il y a deux ou trois jours d’Aleph, qui évoque l’aumône.  Est-ce que cette histoire ne m’aurai pas inconsciemment influencée ? C’est fort probable…. Encore une fois, cela prouve bien que je lis ce livre « au bon moment » 😉

Voici l’extrait en question. Paulo et son traducteur Yao, voyageant à travers la Russie font une halte à Ekaterinbourg :

« Yao s’arrête devant une camionnette qui vend des boissons et demande deux jus d’orange. Je n’avais pas la moindre intention de boire, mais un peu de vitamine C, c’est peut-être une bonne idée, avec ce froid.

« Gardez le verre. »

Je ne comprends pas très bien, mais je garde le verre. Nous continuons à marcher dans ce qui doit être la rue principale d’Ekaterinbourg. A un certain moment, nous nous arrêtons devant un cinéma.

« Parfait. Avec le capuchon du manteau et l’écharpe, personne ne vous reconnaîtra. Nous allons faire la manche.

– Faire la manche ? Tout d’abord, depuis ma période hippie, je ne fais plus ça. En outre, ce serait une offense envers ceux qui sont vraiment dans le besoin.

– Vous êtes dans le besoin, quand nous avons visité la maison Ipatiev, il y avait des moments où vous n’étiez pas là; vous paraissiez absent, prisonnier du passé, de tout ce que vous avez obtenu et que vous essayez de conserver à tout prix. […] Si vous désirez vraiment changer un peu, demander l’aumône maintenant fera de vous une autre personne, plus innocente, plus ouverte. »

[…]

Yao tend son verre et commence à réclamer de l’argent aux passants. Il me prie d’en faire autant.

« J’ai appris au Japon, avec les moines du bouddhisme zen, le Takuhatsu, la pérégrination pour mendier. En plus d’aider les monastères qui vivent de dons et le disciple à faire preuve d’humilité, cette pratique a encore un autre sens : purifier sa ville. Parce que le donateur, le mendiant et l’aumône elle-même font partie d’une importante chaîne d’équilibre.

« Celui qui mendie le fait par nécessité, mais celui qui donne agit de cette manière parce qu’il en a besoin lui aussi. L’aumône sert de lien entre deux nécessités, et l’ambiance de la ville s’améliore, puisque tout le monde a pu réaliser des actions qui devaient se produire. Dans votre pérégrination, l’heure est venue d’aider les villes que vous connaissez. »

Je suis tellement surpris que je ne réagis pas. Yao se rend compte qu’il a peut-être exagéré ; il s’apprête à remettre le verre dans sa poche.

« Non ! C’est vraiment une excellente idée ! »

Pendant les 10 minutes suivantes, nous restons là, chacun sur un trottoir, sautant d’un pied sur l’autre pour combattre le froid, nos verres tendus vers les personnes qui passent. Au début, je tiens simplement le verre devant moi, mais peu à peu,  je perds mon inhibition et commence à demander de l’aide – un pauvre étranger perdu.

Réclamer ne m’a jamais causé le moindre problème. J’ai connu au long de ma vie nombre de personnes qui se soucient des autres, qui sont extrêmement généreuses à l’heure de donner et qui éprouvent un profond plaisir quand quelqu’un leur demande un conseil ou un soutien. Jusque là tout va bien – c’est formidable de pouvoir faire du bien à son prochain.

Cependant, j’en connais très peu qui sont capables de recevoir – même quand quelque chose est donné avec amour et générosité. On dirait que l’acte de recevoir les fait se sentir dans une position inférieure, comme s’il était indigne de dépendre de quelqu’un. Ils pensent :  » Si on nous donne quelque chose, c’est que nous n’avons pas la compétence pour l’obtenir par nos propres efforts. » Ou encore, ce qui est pire :  « Je ne mérite pas le bien que l’on veut me faire. »

Mais ces dix minutes me rappellent ce que j’ai été, m’éduquent, me libèrent. […] J’ai revécu une expérience que je n’avais pas vécue depuis longtemps, et régénéré ainsi non seulement la ville, mais moi-même. »

Extrait d’Aleph, Paulo Coelho

Je confirme… il est beaucoup plus facile de donner que de recevoir…

Même si, à l’heure actuelle, je n’ai pas encore réunie la somme nécessaire à l’achat d’un nouvel ordinateur (650 euros), je me sens beaucoup mieux. J’ai franchit une étape en osant faire appel et ait dépassé un blocage. Et mon futur ordinateur aura sa propre histoire personnelle… et sera le fruit de l’entre-aide.

Si vous souhaitez participer, voici le lien : https://www.leetchi.com/Cagnotte/66537/4fe89ed6

Je tiens à remercier tous les donateurs et toutes les personnes qui m’ont encouragées.